L’informatique, voilà bien un truc de filles

Le 10 décembre 1815 naît le seul enfant légitime du poète Lord Byron, conçu avec Anne Isabella Milbanke. Le poète et son entourage s’attendent à voir paraître un garçon, un conquérant, un petit macho pur sucre (enfin, ils ne le disaient pas comme ça, c’étaient des poètes romantiques tout de même). Finalement, c’est une fille qui apparaît. On la nomme Augusta, son père y ajoute le prénom d’Ada.

La petite fille ne connaîtra jamais véritablement son père, mort en Grèce alors qu’elle n’avait que neuf ans, après une existence tourmentée. Anne Isabelle Milbanke, qui rêve pour sa fille un autre destin que de mourir à trente-six ans dans un pays en guerre, décide de prévenir par les études toute disposition aux disciplines dangereuses, comme la poésie. C’est décidé : la petite fille étudiera les mathématiques.

Très vite, elle montre des dispositions exceptionnelles. Elle se marie, devient Lady Lovelace, mais ne délaisse pas les sciences, gagnant ainsi le surnom de « magicienne des nombres » donné par le mathématicien Charles Babbage, dont elle était l’assistante.

A cette époque, plusieurs scientifiques, dont Charles Babbage, cherchent à faire une machine qui puisse analyser des chiffres et ainsi automatiser des opérations fastidieuses, soumises à l’erreur humaine. Seule Ada Lovelace a l’intuition que cette machine peut faire plus ; alors qu’elle traduit un rapport de Luigi Menabrea, elle rédige une série de notes d’accompagnement contenant un algorithme qui permet d’élargir les possibilités de cette machine que l’on nomme encore « dispositif d’analyse » et pas encore ordinateur…

C’est ainsi qu’Ada Lovelace, la comtesse, la fille de Byron, la « magicienne des nombres », est devenue la première programmatrice informatique.

Les geeks, passionnés et fidèles dans leurs affections (contrairement à Lord Byron) n’oublient pas Ada Lovelace et lui dédient des BD, des sites et même une journée.

Ada Lovelace est morte à trente-six ans. Elle est enterrée à côté de la tombe de son père, le géant de la littérature qu’elle n’a jamais connu et toujours admiré.

Pour lire une courte biographie d’Ada Lovelace en BD, c’est ici.

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